Les incipits de l'été (5)

tutablufabrizio.jpg


Je suis à Villalta depuis une semaine. Je loge en pension, dans une chambre dont les fenêtres donnent directement sur les tours du château médiéval, qui constitue la partie la plus haute du village. Juste à côté passe la route qui mène à la place et qui ensuite descend vers Pietrapana et vers Lucca.
Villalta est cerné de montagnes déjà couvertes de neige. Au-dessus de nous se dressent les sommets du Cusna, du Rondinaio, des Tre Potenze, du Libro Aperto et, au sud est, par temps clair, je peux apercevoir la chaîne des Panie, la Foce di Ciovi, la Tambura, les monts de Fonovolasco. Tout autour du village il y a des près et des cabanes, mais plus haut très vite commence la forêt. Je vois son épaisseur depuis ma fenêtre, juste après les dernières maisons et, si on monte en voiture, par la route qui conduit aux cols des Apennins, on se retrouve dans un bois impénétrable. A la lisière de la forêt il y a quelques masures abandonnées. La route est gelée, les branches des pins, des sapins, des châtaigniers ploient, chargées de neige, et les animaux sont en léthargie tout au fond des sapinières. (...)




Fabrizio Puccinelli Le Suppléant. Un hiver à Villalta. - Héros-limite, coll. "Tuta Blu", 110 pages, 16 €

Ajouter un commentaire

Le code HTML est affiché comme du texte et les adresses web sont automatiquement transformées.

Haut de page