Martine chez Baudelaire

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Martine... Que n'aura-t-on distrait la jeune Martine de sa routine bon enfant... Combien de satires des couvertures de ses aventures n'ont-elles pas laissé imaginer d'épisodes égrillards... Laurence Boudart, la directrice des Archives & Musée de la Littérature, rien que ça, s'est pourtant courageusement attaqué à l'analyse du personnage et des récits concernant ce classique de la littérature pour enfants. Stéréotypée, hypermarketée, la réussite éditoriale absolue, la timbale du produit commercial.
L'analyse ne nuit pas, notamment dans cette collection d'essais courts où les figures héroïques de la culture spectaculaire font un tour de piste. Astro rejoint Barbarella (par Véronique Bergen évidemment), Maigret (par Jean-Baptiste Baronian), Batman, Jack Sparrow...

Il arrive parfois que le voyage de Martine se limite à un espace réduit, arpentable à pied ou à vélo. "La route qui conduit vers les jolis villages et va se perdre dans la campagne, la connaissez-vous ?", interroge mi-rhétoriquement mi-phatiquement le narrateur omniscient de Martine fait de la bicyclette. Renforcée par l'illustration en double page, les deux fonctions langagières convient à une lecture renouvelle d'un paysage pourtant banal. On y voit Martine assise sur un tricycle, de biais et de dos. Elle contemple une large vallée champêtre (...) Dans tous les cas, le panorama s'affirme comme un pays de cocagne où il fait bon vivre, "où tout est beau, riche, tranquille, honnêtes, où le luxe a plaisir à respirer", comme l'écrivait Baudelaire."




Laurence Boudart Martine, une aventurière du quotidien. — Bruxelles, Les Impressions nouvelles, coll. "La Fabrique des héros", 128 pages, 12 €



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