Solastagie, dit-il

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Puisque comme on l'a vu dimanche les électeurs laissent tomber les militants écologistes qui tentent de s'opposer aux industriels et aux empoisonneurs par la voie légale et politique, il ne faut pas s'étonner que les jeunes optent pour les voies violentes. Après tout, ce sont bien eux qui vont vivre dans une purée pourrie de métaux lourds et de plastiques radioactifs. On ne peut pas leur reprocher de vouloir protéger ce qui peut encore l'être de la planète. C'est le sujet du prochain roman en vers et proses de l'italien Francesco Micieli (parution début septembre) qui s'empare de la vie d'un petit groupe de jeunes désoeuvrés tout à coup soudés par l'apparition d'une Gaïa qui les unit dans un assaut que l'on peut dire révolutionnaire ou que l'on peut qualifier de vital. Foin de leur angoisse nouvelle, la solastagie, dont l'éditeur nous signale qu'il s'agit de la détresse émotionnelle causée par la destruction des biotopes, angoisse provoquée par la dégradation universel du vivant et l'inaction générale des puissants et de leurs valets.
Si les forêts nous quittent se lit comme le journal de notre époque.

Nous avions l'air de souffrir d'anémie.
Nous voulions faire quelque chose pour le monde,
mais ne savions pas trop quoi ni comment.
Coureurs d'orientation sans boussole,
c'est ainsi qu'elle nous appelait
en secret.
Nous l'appelions Ginkgo.


Comme disait Tchernychevski avant Lénine : Que faire ?
En effet... On devrait en reparler d'ici l'automne...


Francesco Micieli Si les forêts nous quittent, traduit de l'italien par Christian Viredaz. - Hélice Hélas, coll. "Mycélium mi-raisin", 96 pages, 14 €

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