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Poilante quatrième

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Anne Ramade paraît être une fille rigolote : grâce à une source pétulante, nous avons appris qu'elle a compilé une série de fausses quatrièmes de couvertures particulièrement réussies. Cela constitue un détournement autant qu'un hommage ironique aux "mauvaises herbes" textuelles qui  […]

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Lire en vacances (V) : chez les crétins

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Désormais classique ! Après avoir fait un tabac autrement satisfaisant que l'appel mollasson à "l'indignation" d'un ancien-haut fonctionnaire à côté de ses Weston, l'historien italien de Berkeley Carlo Maria Cipolla (1922-2000) est de nouveau sur la pile des nouveautés avec une édition  […]

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Les Journaux autographiés (Louis Lemercier de Neuville)

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C'est en lisant l'Histoire du pastiche de Paul Aron que le nom de Lemercier de Neuville nous a ressauté à l'oeil et rappelé quelques notes et copies enfouies en nos caves. Bien sûr, nous consacrerons un billet au brillant essai de l'universitaire belge, dès qu'il sera complété de sa bibliographie prévue pour juin. Son sujet est passionnant, délicat, complexe et équivoque. Et il pose les bases d'une réflexion sur l'autorité, la notoriété, le jeu littéraire et la malice, voire la méchanceté, la diatribe, le pamphlet et autres sujets de conversation. Réflexion fort utile quoi qu'il en soit en nos temps fatigués à l'idée d'imaginer sans béquilles.
Reste que pour aujourd'hui, le menu c'est Louis Lemercier de Neuville (1830-1918), fameux montreur de marionnettes, chroniqueur, conteur, journaliste, etc. Bien aussi important que Charles Monselet, à notre humble avis d'îlien loin de tout, Lemercier de Neuville fut également lanceur de journaux comme il y a des lanceurs de couteaux.
En attendant les travaux d'un chercheur chenu de notre connaissance qui donnera tout ce qu'il faut savoir sur cet animal de plume polyvalent et capital, nous avons choisi de vous livrer (généreusement, merci, de rien) un fragment de La Muselière, Journal illustré de la Décadence intellectuelle qui vécut l'espace de treize semaines au premier semestre de l'an de grâce 1855.
De grâce, oui, puisque la gaîeté était de mise. Voilà qui relève pour nous d'un exotisme total ; notre triste aujourd'hui vaquant entre effroi et scandale, entre peur et angoisse, sans humour, sans élégance. Passons : malgré le soleil qui inonde ma case et le bruit des vagues, cela m'abat... Mais Lemercier de Neuville est là ! A vos rétines !
Spécialisé dans les "causeries aux cervelles creuses" de ses contemporains, Lemercier et une paire de ses pairs clamaient en ouverture « Nous ne payons pas nos places, et nous tâchons d’avoir l’œil partout », pour se fendre ensuite de goguenarderies et facéties diverses dont firent parfois les frais les comédiens du temps, mais aussi les rapins, les ratés, les politiques et les grandzauteurs.

Une curiosité à signaler : une rubrique intitulée "Joyeux Devis et menus propos" ressemble fort à un titre postérieur de Marc Stéphane, lequel inspirera ses "Propos subversifs" à René-Louis Doyon. C'est la grande chaîne des esprits malicieux.

L'esprit se perpétue, louons-les.

Nous donnerons ultérieurement la "Physiologie de l'incompris" paru dans la Muselière sous la signature d'un collaborateur de Lemercier, si nous parvenons à en déchiffrer le texte. Il faut dire, et j'allais oublier de le faire, que ce journal était autographié. D'où l'article qui suit.

Nous pouvons annoncer enfin une prochaine édition à part de la formidable Etude physiologie du rire de Lemercier de Neuville aux éditions Versant Libre. Publiée quarante-neuf avant celle d'Henri Bergson, cette brillante prose est sur un autre ton, je vous l'annonce.
Mais vous l'aviez deviné.

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