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Henri Béraud se paye les glabres

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Glabres Le contraire de « poilu » c'est « glabre» » ̃– et sous le titre de "Glabres", M. Henri Béraud a écrit des sonnets qui valent d'être cités. Le volume, élégant et bien imprimé, qui les contient, porte la mention « Editions du Rigole-Haut de Meuse. » Transcrivons. Stratèges Si l'on  […]

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Les pamphlets graphiques de Lucien Laforge

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Dessinateur du premier Canard enchaîné, celui qui avait encore aux pieds les boues de tranchées, Lucien Laforge (1889-1952) n'avait pas le caractère doux de la bergère. C'était à tout prendre un caractère qui, à l'instar de Jossot (récemment réédité par Finitude), trancha sa voie sans dévier. Un  […]

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Les couvertures du siècle dernier (XXXV)

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Depuis la réédition dans la collection L'Alambic d'Aubervilliers, de Léon Bonneff, il nous revient que la postérité du travail d'enquête des deux frères mérite un coup de projecteur. Non qu'ils aient révolutionné la baraque, mais ils étaient partis pour. Si la vie leur en avait laissé le temps... A  […]

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Une génération d'écrivains (André Lamandé)

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Une génération d'écrivains


Voici quelque six mois, deux professeurs réputés pour leur probité et leur savoir terminèrent une Histoire de la Littérature Française jusqu'à nos jours. Tâche lourde ; œuvre consciencieuse. Les plus curieuses manifestations poétiques ou romanesques de ce temps y furent étudiées avec soin et soulignées avec une évidente sympathie. Dans ce tableau lumineux, une ombre pourtant. Une ombre douloureuse, fruit de l'oubli ou d'une prudente faiblesse, il n'importe. Le fait n'en est pas moins troublant et même scandaleux : les noms des écrivains vivants qui s'inspirent de la guerre sont absents de cette Histoire : ni Duhamel, ni Barbusse, ni Roland Dorgelès. Et quand elle cite Alexandre Arnoux, elle oublie, comme par hasard, qu'il est l'auteur du Cabaret, l'un des plus beaux livres inspirés par la dernière guerre.

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Bibliographie lacunaire des éditions Maurice d'Hartoy

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Rescapé de la Grande Guerre - il a été blessé -, Maurice-Lucien Hanot, né le 17 mars 1892 à Berneville (Pas-de-Calais), a revêtu un pseudonyme qui sent ses tranchées : Maurice d'Hartoy, où il est difficile de ne pas lire d'Artois. Homme de lettres, traducteur occasionnel de l'espagnol et éditeur, il s'était fait connaître avec un premier ouvrage intitulé Au front, impressions et souvenirs d'un officier blessé (Perrin, 1916).
De retour à la vie civile, il dirige à partir de 1919 Le Courrier de Paris, journal littéraire des anciens combattants et fonde le 26 novembre 1927 une association d'anciens combattants, les Croix de feu, ou encore "Les Décorés au péril de leur vie", en réaction aux nominations abusives qui se pratiquaient alors dans les milieux où le clientélisme fait toujours un tabac. On connaît la postérité de cette association d'abord hébergée par le Figaro, et qui, à partir de 1931, passa sous le contrôle de son nouveau président le colonel La Roque.
Maurice d'Hartoy pour sa part ne disparaîtra que le 5 décembre 1981 dans sa commune maternelle, après avoir été ministre plénipotentiaire à la SDN et à l'ONU. En dehors de son activité militante, on lui doit plusieurs romans, des ouvrages de critique littéraire et des biographies d'écrivains et cette activité d'éditeur, assez curieux pour ne dire que cela, où le pamphlet côtoie l'ésotérique et le droit des gens la bluette coloniale...

Les adresses successives connues de la maison furent celles-ci :
15, avenue Mozart
95, rue de la Pompe
232, boulevard Saint-Germain

Et ses collections, fort nombreuses, s'intitulaient :
Gestes et visages modernes
Le Roman colonial
Enquêtes et pamphlets
Les problèmes contemporains
Les Maîtres du style
Les Dessous de l'histoire
Les Documents authentiques
La néo-kabbale
Chefs d’œuvre éternels
Documents historiques illustrés
Documents politiques
Les Hommes extraordinaires

Il faut signaler encore aux catalogues des éditions Maurice d'Hartoy une revue : Hispaniola, perle des Antilles. Revue trimestrielle des amis de la République Dominicaine, dont le directeur fut Maurice d'Hartoy lui-même et le rédacteur en chef Paul Bastier. Elle parut à partir de 1938, à l'époque où la maison d'Hartoy était déjà installée boulevard Saint-Germain.


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